« Bientôt sera déjà trop tard » fait écho à la pièce pour piano du même nom signé par l’auteur et issu de l’album piano solo « Variations ».
Chers à son projet de triptique Piano-Poésie-Peinture, les mots de Jérome Duhamel (Eliel James) prolongent les notes, ses silences deviennent vers, et chaque poème résonne comme une variation intime, où la poésie et le piano se répondent.
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Intersection permanente, subreptice et redondante de ces instances directrices comme tyranniques et geôlières, de ces entités contraires, concomitantes mais irréductibles, ce point où, comme sous l’effet d’une mécanique inenrayable d’une attraction où la vie croise la mort, l’hier le lendemain, l’amour le désamour, le je le tu. Entrelacement, embrassement suspendus entre volupté et ennui, souvenir et destinée, subjectivité et dépersonnalisation, amour de soi et amour de l’autre. Comme une oscillation constante entre ces deux extrémités, il est un point fixe dans lequel le poète s’exile et, comme dissimulé, il y observe cette temporalité s’esquiver entre la nostalgie de ces plaisirs charniers et charnels et la peur d’une torpeur irrémédiable poussée sans cesse par le bientôt à regarder ce qui est déjà trop tard. Une poésie picturale captive et captivant cet entre deux qu’est l’existence, suspension d’une plume-transfigure qui transmue les sons et les sens au rythme de ce regard romantique, hagard rêveur et fuyard
Recueil de poèmes
82 pages
Première édition décembre 2009
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